Historique des villages
Baie d'Urfé
Baie d'Urfé est nommé en l'honneur de François Saturnin Lascaris d'Urfé, un prêtre missionnaire issu de la noblesse française et venu en Nouvelle-France en 1668. Les premiers jours de Baie d'Urfé sont marqués par le danger constant suscité par les attaques iroquoises. Ce n'est qu'après la paix du début du 18º siècle que les habitants peuvent cultiver les terres concédées par les Sulpiciens.
Beaconsfield
Créé vers la fin du 19º siècle, Beaconsfield est incorporé en 1912 en tant que municipalité séparée de la paroisse de Pointe-Claire. Son nom rappelle le comte de Beaconsfield, le partenaire d'échanges verbaux préféré de la reine Victoria. Beaconsfield attire les magnats financiers montréalais qui y construisent des maisons d'été imposantes le long de ses berges magnifiques et dans la section nord près de la station ferroviaire.
Beaurepaire
Le modeste village de Beaurepaire ne révèle que peu d'indices sur son passé romantique. Cette seigneurie est concédée à Jean de Guenet en 1678 qui lui donne le nom du château de Blancheflor, personnage de la légende du roi Arthur. On croit que la première maison qui y est construite sert de poste de traite de fourrures illicite. À la mort de Guenet, Amable Curot devient propriétaire. En 1770, il fait construire une maison beaucoup plus grande que incorpore les fondations de l'édifice antérieur et qui existe encore aujourd'hui.
Dollard-des-Ormeaux
En 1924, des propriétaires du plateau des côtes Saint-Rémi (des Sources) et Saint-Jean sont mécontents des dépenses qu'ils doivent faire pour la municipalité de Ste-Geneviève sans pouvoir en bénéficier. Ils fondent alors une municipalité qu'ils appellent Dollard-des-Ormeaux, du nom du jeune montréalais qui périt au Long-Sault en 1660.
Dorval
En 1672, le sulpicien Fénelon établit un domaine qui comprend "les îles de Courcelles (Dorval, Bushy et Dixie) et un grand quadrilatère découpé à même la terre ferme". Cette exploitation agricole a pour but de coloniser l'île de Montréal et de faire de l'apostolat auprès des autochtones. Mais, la mission ne connaît pas de succès et en 1685, le domaine est cédé par échange à Agathe Saint-Perre qui le vend en 1691 à Jean-Baptiste Bouchard Dorval.
Île-Bizard
Quelle est l'histoire de l'île concédée à Jacques Bizard en 1678? Surnommée " Le jardin de Montréal" au 19º siècle, elle a vu s'y établir de grands personnages, dont l'ancien chef patriote Denis-Benjamin Viger, co-président du conseil exécutif du Canada, qui hérite en 1843 de la seigneurie de l'île Bizard dont il sera le dernier seigneur. L'île a aussi vu passer ces valeureux hommes qui transportaient des radeaux de bois assemblés nommés " cages " et qui faisaient halte à la Pointe-aux-Carrières dans leur route vers Québec.
Kirkland
Un révérend ou un honorable? En 1961, le conseil municipal a le choix entre deux noms pour leur nouvelle ville: Léger, en hommage au Cardinal Paul-Émile Léger ou Kirkland, en l'honneur de leur député provincial, Charles A, Kirkland (père de Claire Kirkland-Casgrain).
Pointe-Claire
"cette pointe qui s'avance au cœur du lac Saint-Louis est prolongée par une petite presqu'île… qui ne tient à la rive que par une mince bande de terre... L'absence d'arbres permet d'y voir jour d'un bout à l'autre". En 1698, les seigneurs Sulpiciens se réservent la pointe pour y construire en 1709, un moulin à vent fortifié. Un hameau s'y développe dès 1729 avec la construction d'un fort de pieux. En 1756, les Sulpiciens mandatent l'arpenteur Joseph Raymond pour réaliser le premier plan de 74 lots et officialiser le bourg de la pointe claire.
Roxboro
La fondation de Roxboro résulte d'une négociation entre un promoteur américain et le gouvernement provincial. En effet, en 1914, le promoteur new-yorkais John Mullarkey fonde la compagnie Remi Realty Co. et obtient une charte municipale pour les 408 acres de terrain qu'il a acquis. Roxboro, dont la population se chiffre à 19, est créé en amputant le territoire de la paroisse de Ste-Geneviève et son nom rappelle probablement les carrières avoisinantes (rocks + borough).
Sainte-Anne-de-Bellevue
Ste-Anne-de-Bellevue doit son nom à un miracle. En 1712, l'abbé de Breslay tombe et se fracture la jambe quand son cheval s'emballe dans une violente tempête de neige. Il fait le voeu de construire une chapelle consacrée à Ste-Anne s'il se sort de cette fâcheuse situation. Le lendemain, il se retrouve dans son lit, sous les soins d'un docteur, sans savoir comment il y est parvenu.
Sainte-Geneviève et Pierrefonds
Savez-vous pourquoi Ste-Geneviève est enclavée dans Pierrefonds? Créée en 1739, la paroisse de Ste-Geneviève est morcelée en 1859. Le secteur immédiat de l'église devient la municipalité du village de Ste-Geneviève tandis que le reste du territoire demeure la municipalité de paroisse. Cent ans plus tard, la municipalité du village devient la ville de Ste-Geneviève et la municipalité de paroisse devient la ville de Pierrefonds. C'est ainsi que la ville de Ste-Geneviève s'est trouvée enchâssée dans celle de Pierrefonds. Le nom de Pierrefonds est inspiré par le notaire J.-A. Chauret qui admirait le château de la commune française du même nom. Le nom de Ste-Geneviève, quant à lui, est choisi par les Sulpiciens pour honorer la patronne de Paris.
Senneville
Le commerce a joué un rôle important dans le développement de Senneville. De nombreux hommes d'affaires y établissent leur résidence secondaire vers la fin du 19º siècle. Ils suivent ainsi les traces du riche marchand montréalais Jacques LeBer. En effet, vers 1700, LeBer fait construire un poste de traite fortifié à Senneville qu'il nomme ainsi en souvenir d'un village voisin de sa ville natale.
